Construire son patrimoine devient un jeu d'enfant
Immobilier : spéculation dans le monde
Tiré d'un livre qui exmplique comment les bulles sont créée et quel conséquences à long terme sur l'économie.
Si la Thailande avait fixé ces règles, c'est parce qu'elle est un pays pauvre qui souhaite se
développer : investir les rares capitaux du pays dans l'industrie, c'est créer des emplois et stimuler la croissance. Elle savait aussi que, dans le monde entier, le prêt spéculatif à
l'immobilier est une source majeure d'instabilité économique. Ce type de prêt donne naissance à des bulles spéculatives (la formidable montée des prix causée par l'afflux des investisseurs
souhaitant profiter du boom apparemment en cours dans ce secteur), bulles qui finissent toujours par éclater - et quand elles le font, l'économie s'effondre. Le scénario est bien connu, il est le
même à Bangkok et à Houston. Lorsque les prix de l'immobilier montent, les banques estiment qu'elles peuvent prêter davantage, puisqu'elles ont les immeubles comme gages. Les investisseurs voient
les prix monter, ils veulent participer au jeu avant qu'il ne soit trop tard, et les banquiers leur avancent les fonds nécessaires. Les promoteurs immobiliers voient des profits rapides à faire
en construisant de nouveaux bâtiments - jusqu'au moment où il y en a de trop. Alors, les promoteurs ne parviennent plus à louer leur mètre carrés, ils ne peuvent pas rembourser leurs emprunts, et
la bulle éclate.
Livre : "La Grande Désillusion" de Joseph E. STIGLITZ - p170
Retaill &
Co.
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Quoi qu'il en soit, merci pour la qualité de vos billets !
Je viens de voir ta vidéo "2009, la fuite en avant" : absolument excellente, comme tous les parallèles que tu as fait, jusqu'à présent, avec la crise de 29.
D'abord (c'est très important), le "2009, eh bien ce sera la fuite en avant", en guise d'entrée en matière, ça a une fraîcheur qui fait du bien, dans ce contexte où la désinformation règne sur 99% des médias (marge d'erreur : 1 à 2 points, pas plus) : les infos, c'est un peu comme le journal de Mickey : "tout va bien, le monde est à feu et à sang, de plus en plus dangereux, ayez peur tout en étant assurés que vos chefs ont la situation bien en main. Alors dormez en paix, regardez beaucoup de programmes de divertissement, et laissez-nous gérer vos affaires".
Ensuite, ces évocations de la crise de 1929 sont à la fois très pédagogiques, et très éclairantes quant à l'ampleur de ce qui nous attend. Ca évoque la grande vague d'un Tsunami qui grandit en attendant de s'abattre sur le monde.
Je te suggère vraiment de multiplier ces parallèles avec 1929. A mon avis, il y en a un nombre inépuisable.
Ensuite, en tant que lecteur assidu de ton blog, ce que je suggère encore, c'est d'aborder le thème des stratégies de survie, et je vais m'en expliquer : ceux qui, comme moi, ont découvert ce site parce qu'ils ont tapé "crise de 1929" sur Google, ont envie, non seulement de COMPRENDRE la crise actuelle (ce qui est déjà énorme, je le concède aisément) mais également de savoir QUELLE ATTITUDE ADOPTER ?
Pour en revenir à la crise de 29, elle entraîna tout autant déflation/désinflation aux USA, qu'hyperinflation en Allemagne (pour ce qui est des conséquences secondaires, je veux dire intervenues dans un développement de la crise). C'est à mon avis sur cette question qu'il faut s'attarder. En effet, à quoi devons-nous nous attendre ? Déflation/Désinflation et/ou Hyperinflation ?
De la découle : que faire ? Garder son argent ? Acheter ? Des biens réels ? Emprunter ? (ce qui n'est pas absurde, je crois, si l'on doit craindre une hyperinflation, laquelle rembourserait toute seule une dette qui serait à taux fixe).
Voilà, ça te semblera peut-être un peu basique (mais puisque je n'ai aucune connaissance notable en économie, comment pourrait-il en être autrement ?), mais à mon avis, si tu réponds à ces questions avec la pédagogie habituelle, tu feras beaucoup d'heureux.
C'était juste le point de vue d'un visiteur, et fan de ce site.
Merci DGP ;) oui je me souviens,
Je me laisse le vendredi ou week end pour te répondre, en essayant d'apporter le maximum d'informations et de conseils concrets.
Retaill & Co.
Au sujet de la masse monétaire, il me semble qu'on lit tout et son contraire : on parle d'accroîssement de la masse monétaire et de raréfaction du crédit ? De la masse monétaire ? (j'ai lu les deux)...
Quelques explications, please...
Retaill & Co.
Je ne sais pas de quel jour date cette vidéo, mais cette version a été postée il y a trois jours. En tout cas, VOILA LA PHASE TROIS (la crise sociale) A DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE :
http://www.dailymotion.com/search/crise+financi%C3%A8re/video/x8jneq_de-la-crise-a-la-guerre-civile-y_news
C'était ma contribution du jour. La seule chose que je regrette, c'est de ne pouvoir dater précisément cettte vidéo (jour, heure et même nombre de diffusions).
Mais voilà ma propre analyse : c'est à partir des Etats-unis qu'il faut approcher la situation. Si l'économique continue de se détériorer (chômage qui s'abat de plus en plus vite et fort sur la société), les saisies immobilières, les expulsions, le sentiment d'injustice va grandir (pour des tas de raisons que la propagande ne peut maquiller : celui dont-on a saisi la maison, quand il a encore la télévision, a du mal à croire que tout va "à peu près", comme le dit la télé).
En plus de tout cela, l'inflation (et même l'hyperinflation), est à mon avis à craindre aux Etats-unis. L'Etat fédéral vient de s'engager à hauteur de plus de 1000 milliards de dollars, pour "sauver" les banques, dont-on sait qu'elles sont malgré tout au bord du gouffre. La prochaine étape, c'est donc de continuer à alimenter le budget, et donc d'accroitre la masse monétaire (en faisant baisser sa valeur cette fois, car la confiance n'est plus là) : la planche à billet a produit d'excellents effets (les USA imprimaient du papier et avec ça, s'achetaient ce qu'ils voulaient dans le monde), tant que le pays était économiquement solide, et que de cette solidité découlait la "confiance" en la monnaie de cette économie.
Mais aujourd'hui, c'est un pays qui voit ses propres citoyens aux sourires ultra bright plonger dans la pauvreté, voire l'extrême pauvreté. Il faut regarder la vie en face : il existe, aujourd'hui, aux Etats-unis, des américains qui, il y a peu, vivaient dans une maison, et qui aujourd'hui sont dans des camps de tentes. Et puisque, dans le délire du crédit, on est allé plus loin qu'en 1929, puisque non seulement les particuliers, mais tout le monde s'est endetté, plus lourd, plus fort, avec des outils comme la titrisation, qui ont à mon avis fait "effet de levier" sur la crise financière, il ne faut pas forcément conserver à l'esprit les proportions de 1929.
L'aide sociale ? L'Etat (et les Etats fédérés également : voir la faillite de la Californie, mais ce n'est qu'un début) voit ses finances s'effonder, pour plusieurs raisons qui s'auto-alimentent dans un cercle vicieux : dépenses pharaoniques pour "sauver" les banques, bientôt l'industrie (aide à General Motors ?), et recettes en baisse très importante (à cause de la crise économique : des entreprises qui ne gagnent pas d'argent et des chômeurs ne peuvent payer que peu d'impôts) : l'aide sociale sera donc défaillante : elle l'est déjà, et cela est évident si l'on constate l'existence même des campements d'expulsés.
Il est vrai, également, que beaucoup d'américains sont armés, et les expulsés ont pu emporter dans leurs tentes tout ce qui leur était le plus précieux. Dans un contexte de colère, d'hommes qui n'ont "plus rien à perdre" (puisqu'ils ont déjà tout perdu), il faudra calmer tout ce petit monde.
Alors, dans un premier temps, pour ne faire ni s'effondrer les banques (qui émettent la monnaie !) ni se réaliser des émeutes, il faudra encore faire marcher la planche à billets, dans ce pays où la confiance ne sera plus, et où il n'y aura d'autre choix que de produire encore plus de monnaie, et donc d'endettement (puisque dans ce système imbécille, l'Etat achète son propre argent...), ce qui provoquera l'hyperinflation, et l'effondrement de la monnaie, qui se trouve être, de surcroît, la monnaie à laquelle TOUTES LES AUTRES MONNAIES DU MONDE sont attachées (depuis, je crois, les accords de Bretton Wood) : on peut encore espérer que l'Euro prendra sa place d'étalon, mais il est loin d'être sûr que cela soit possible, compte tenu du vice interne du système (Euro, comme le reste, qui existe "par rapport au dollar"), mais aussi de leur enchevêtrement avec des troubles sociaux qui ont d'ailleurs déjà commencé, le tout pouvant gêner la capacité de rétablissement du système.
Dans ce chaos, il se produira des catastrophes naturelles, comme cela est le cas TOUS LES ANS (on présente ces catastrophes comme des cas exceptionnels, mais il s'en produit tous les ans : innondations, ouragans), mais cette fois avec un Etat défaillant : imaginez l'ouragan Catrina, sans une aide financière immédiate et massive. Mettez-vous dans la tête de celui qui a payé ses impôts sur ses ressources amoindries, et que l'Etat abandonne maintenant à son sort... Mieux vaut qu'il n'ait pas un canon sous la main.. Mais justement : aux USA, il y a beaucoup de canons de fusils et armes de poings dans les placards.
Pour apaiser le peuple, l'Etat va s'épuiser en jouant l'Etat providence, tant au profit des particuliers qu'au profit des banques et des industries, toujours en produisant de la monnaie par l'emprunt, c'est à dire en s'affaiblissant encore. Bien, à ce stade, je ne fais plus de pronostics sur l'issue, mais il est envisagé qu'on puisse aller jusqu'à un effondrement du système monétaire mondial : la vidéo, qui se place elle sur un plan purement social, parle, je cite, de "DISLOCATION GEOPOLITIQUE MONDIALE" : pour ceux qui n'auraient pas entendu, vous pouvez réécouter la vidéo : c'est passé sur FRANCE 24, une chaîne publique française, et le monsieur qui parle est le technicien compétent, qui ne dit au fond que ce que tout le monde peut voir de ses propres yeux).
"Dislocation politique mondiale" veut dire : effondrement du pouvoir politique, car ces messieurs qui gouvernent le monde n'auront plus à leur disposition cette magie qu'est la monnaie (voir Bretton Wood et le risque d'effondrement du système monétaire mondial si le dollar s'effondre), pour s'assurer l'acceptation de leur pouvoir. Le peu d'argent qui leur restera suffira tout juste à payer le minimum, les pompiers et la police...
Mais justement, que leur restera t'il ? La force. Bien, pour ceux qui ne sont pas au courant, ou qui préfèrent se demander si Lyon sera champion pour la 8e fois, je tiens à rappeler que c'est déjà la triste réalité : en quelques années, nos policiers et gendarmes se sont équipés de matériels de plus en plus sophistiqués pour traquer le plus infime de nos manquements, comme celui de ne pas mettre son clignotant dans un rond-point, ou de ne pas avoir acheté un gilet jaune aux normes CE et un triangle à la con : tout ceci est la cause d'un grand mécontentement, et ce mécontentement provoque une répression accrue, qui fait encore grandir le mécontentement. En Grèce, il n'y a que quelques mois, de longues émeutes se sont déroulées, en raison d'une colère de la population contre sa police (on ne peut réduire celà à une révolte d'isolés : pour durer si longtemps, le mouvement était forcément appuyé par du nombre).
Cela pouvait paraître anodin, voire "justifié", puisque les morts sur les routes ont baissé. Mais il ne peut échapper à personne que la répression s'abat aussi sur la contestation en général, y compris lorsqu'elle demeure pacifique (politique ou syndicale) : les grévistes sont délogés de leurs usines et maintenus à distance par les forces de l'ordre. Cela vaut au niveau mondial : les manifestants contre les G7, 8, 15, sont contenus à plusieurs kilomètres de ces lieux de rencontres par des services d'ordre surarmés. Ne parlons pas des révoltes plus politiques (comme celle d'Athène) : là, c'est un armement presque militaire qui est déployé.
La population en lutte contre son Etat, cela s'appelle une guerre civile. Il faut rappeler à ce stade que la guerre civile, c'est ni plus ni moins ce qu'annonce craindre ce Monsieur apparemment compétent, sur une chaîne française d'Etat, à brève échéance, possiblement courant ou fin 2009...
La phase 3 (crise sociale), dont les prémisses apparaissent pendant même le déroulement de la phase 2 (crise économique), et alors que la phase 1 (crise financière) n'est même pas encore terminée, ça risque de nous donner bientôt un grand patatra !
Pardon d'avoir été si long.
Pour me faire pardonner, la vidéo d'une mamie qui avait annoncé, avant tout le monde, ce que le monsieur savant de l'émission de France 24 vient de nous dire :
http://www.dailymotion.com/search/MAMIE+SARKOZY/